Notre société détruit-elle la jeunesse ?

Les résultats d’une enquête assez alarmante ont été publiés au début du mois de juin et devraient alerter tant les pouvoirs publics que les parents sur la situation délétère dans laquelle la société plonge notre jeunesse.

Le cerveau devient accro !

Cette enquête centrée sur Les addictions chez les jeunes (14-24 ans) a été conçue par la Fondation pour l’innovation politique, la Fondation Gabriel Péri et le Fonds Actions Addictions, et largement relayée par les media.

On y apprend que 38% des 14-24 ans passent plus de deux heures par jour sur les réseaux sociaux !

Réseaux sociaux, dont on connaît la dimension addictive, mais aussi la face sombre : immoralité, vulgarité, harcèlement, insultes, complotisme…

Les alcools prisés par nos jeunes ne sont plus que des alcools forts, consommés dans un but d’ivresse avéré et associés généralement à des ingrédients sucrés (sodas, Redbull…), de manière à produire de petites bombes cérébrales. Que les parents pour lesquels cela reste obscur demandent à leurs ados ce qu’est le “binge drinking”, ou un “shot”…

Quant à la consommation de drogues, là encore on reste songeur.

L’étude, qui est en réalité un simple sondage, annonce 6% de consommateurs hebdomadaires de cannabis, et 85% de jeunes n’y ayant jamais touché.

Leurs parents étaient-ils près du téléphone lors de l’enquête ?

Des chiffres qui mentent ?

Pourtant, ces derniers ne semblent pas dupes, et 75% d’entre eux pensent que la consommation de cannabis est “répandue” chez les jeunes (18% “très répandue”, 57% “assez répandue”).

En revanche, lorsqu’on les interroge sur la consommation de leur propre enfant, ils sont 75% à penser qu’il n’y a jamais touché.

Le site drogue-info-service ne donne pas les mêmes chiffres. Il parle de 41% des jeunes de 17 ans ayant déjà fumé (2011), et déclare que les jeunes Français sont parmi les plus gros consommateurs d’Europe. Il souligne par ailleurs que 33% des adultes français ont aussi touché au cannabis, et que plus de 3% sont des consommateurs réguliers.

Un enseignant avisé en vaut deux …

Voilà les données qu’il faut prendre en compte lorsque l’on enseigne, si l’on ne veut pas, par angélisme, passer à côté du réel.

Il faut garder à l’esprit que les élèves auxquels on parle en cours, et auxquels on donne des devoirs :

  • Vont passer l’essentiel de leur temps, hors des cours voire pendant les cours, à consulter leur messagerie et leurs réseaux sociaux.
  • Qu’ils se feront un petit joint le soir avant de se mettre au travail pour se détendre après une journée d’attente passive à l’école
  • Que leur dimanche sera consacré à se remettre de leur “biture express” (traduction commune de binge drinking) du samedi soir…

Pour cela il faut s’informer, puis se former et ne pas avoir peur d’affronter la réalité pour redonner à cette jeunesse l’amour du Beau, du Vrai et du Bien et la confiance en l’avenir.

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